Un dangereux raccourci
L’histoire se déroule dans les années 60 dans un petit village non loin de la sous-préfecture de D.
Un fonctionnaire de passage sur sa moto manque d’être renversé par des jeunes gens en train de jouer au ballon. Il laisse échapper un juron : « croque-morts !» puis s’en va.
Les jeunes gens qui venaient d’entendre ce mot pour la première fois s’arrêtent de jouer et s’interrogent. Après de multiples échanges, ils prennent la résolution de laisser au plus lettré d’entre eux (il était au CM2) la charge d’en rechercher le sens dans le grand livre de l’école. Il s’agissait du dictionnaire…Un bon nombre d’entre eux n’étaient pas scolarisé.
Le jour suivant, de retour de l’école, notre écolier tout souriant revient vers ses camarades puis leur dit : « Tchè ni tè fohi é ! Cet homme ne vaut rien …, il dit que nous sommes des pompes ».
Notre écolier avait en effet consulté le dictionnaire. Devant le mot croque-mort il a bien lu l’explication suivante : entrepreneur ou employé des pompes funèbres. Mais il n’a retenu que le mot pompe qu’il connaissait.
Eh bien lorsque l’on a peu de lettre, on est enclin à prendre des raccourcis dangereux comme cet écolier de l’histoire. Il en est de même de ces usagers qui détruisent le mur de l’établissement pour se frayer un passage,
se faisant ainsi les complices des malfrats, car, de même que l’on n’accède pas à la cour familiale en escaladant la clôture, de même tout citoyen bien éduqué ne saurait pénétrer dans l’enceinte d’un établissement par la clôture ou traverser les espaces verts. Et le respect… ?
Bema Coulibaly, Censeur
L’histoire se déroule dans les années 60 dans un petit village non loin de la sous-préfecture de D.
Un fonctionnaire de passage sur sa moto manque d’être renversé par des jeunes gens en train de jouer au ballon. Il laisse échapper un juron : « croque-morts !» puis s’en va.
Les jeunes gens qui venaient d’entendre ce mot pour la première fois s’arrêtent de jouer et s’interrogent. Après de multiples échanges, ils prennent la résolution de laisser au plus lettré d’entre eux (il était au CM2) la charge d’en rechercher le sens dans le grand livre de l’école. Il s’agissait du dictionnaire…Un bon nombre d’entre eux n’étaient pas scolarisé.
Le jour suivant, de retour de l’école, notre écolier tout souriant revient vers ses camarades puis leur dit : « Tchè ni tè fohi é ! Cet homme ne vaut rien …, il dit que nous sommes des pompes ».
Notre écolier avait en effet consulté le dictionnaire. Devant le mot croque-mort il a bien lu l’explication suivante : entrepreneur ou employé des pompes funèbres. Mais il n’a retenu que le mot pompe qu’il connaissait.
Eh bien lorsque l’on a peu de lettre, on est enclin à prendre des raccourcis dangereux comme cet écolier de l’histoire. Il en est de même de ces usagers qui détruisent le mur de l’établissement pour se frayer un passage,
se faisant ainsi les complices des malfrats, car, de même que l’on n’accède pas à la cour familiale en escaladant la clôture, de même tout citoyen bien éduqué ne saurait pénétrer dans l’enceinte d’un établissement par la clôture ou traverser les espaces verts. Et le respect… ?
Bema Coulibaly, Censeur
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